
C'est comme au temps du cinéma muet, avec ses textes intercalés qui expliquent la situation et vous présente les personnages ; c'est comme dans les BD de Lucky Lucke avec les bons et les méchants qui s'affrontent inévitablement ; c'est comme dans les dessins animés de Tex Avery, inattendus, drôles et un peu déjantés ; c'est comme dans les westerns contemporains avec une bande son qui souligne l'actions. C'est tout çà à la fois...
Mais c'est avant tout et surtout, un homme seul sur scène, un « lonesone actor » qui fait ce qu'il veut de son corps. Alain Buttigieg pousse bien loin l'expression corporelle, grossissant volontairement le trait pour présenter sa galerie de portraits. Ajoutant par-là une dose de poèsie, quelques gouttes de provocation, un soupçon d'érotisme et beaucoup de dérision, il emmène peu à peu le spectateur dans un univers bourré d'allusions et de trouvailles gestuelles. Un univers impitoyable...ment drôle dans lequel ce dernier se délecte, intervenant quelquefois comme un enfant le fait devant un spectacle de marionnettes. Et c'est en cela que Western solo est réussi du début jusqu'à The End !
Source L'Eveil Normand du 17 Juin 2009